Artisanat d'art du Niger

LE PONT DE LA MAGGIA vous ouvre la case aux mille merveilles , pour recréer chez vous une atmosphère de liberté et de raffinement nomade....

 

Depuis des siècles,  des artisans nomades Targuis (ou Touaregs) diffusent à travers la bande Sahélienne des objets de toute beauté.  

Les hommes sont éleveurs de dromadaires et forgerons: Ils fondent l'or, l'argent et  travaillent le fer.

Les femmes travaillent les peaux du petit bétail qu'elles ont à charge: des chèvres essentiellement.

Elles décorent magnifiquement les selles des notables, font les coussins conjuguaux traditionnels, des chaussures de cuir faites pour les longues marches dans le désert brûlant.

Héritiers de ce savoir faire incomparable dans toute l'Afrique, les artisans du Niger sont aujourd'hui aux croisés des cultures d'un Peuple uni et largement métissé.

Les artisans comme Hadiza vous proposent aujourd'hui un artisanat varié adapté aux désirs de décoration et d'objets ETHNIQUES CHICS du monde Occidental.

 

 

L'Isle-en-Dodon. Adiza fait découvrir les trésors touaregs

Adiza et ses réalisations, dans la case que Bako a construite, un peu comme un musée qui abrite le travail des artisans et les richesses du Niger./Photo DDM-Y.CS - Tous droits réservés. Copie interdite.
Adiza et ses réalisations, dans la case que Bako a construite, un peu comme un musée qui abrite le travail des artisans et les richesses du Niger./Photo DDM-Y.CS () 

Adiza et ses réalisations, dans la case que Bako a construite, un peu comme un musée qui abrite le travail des artisans et les richesses du Niger./Photo DDM-Y.CS 

Adiza Ahmed, artisane du cuir touarègue est venue passer un mois et demi au lieu-dit «La Berbère» sur les hauteurs de L'Isle-en-Dodon. Invitée par Le pont du Maggia, une association l'isloise créée en 2007 par Abdou Douka (plus connu sous le nom de Bako) qui a pour mission d'établir un pont humain entre le Niger et la France, elle est venue faire connaître les trésors de l'artisanat nigérien.

De ses mains habiles, elle réalise sacs, trousses, sandales, tapis… en peau de mouton. Adiza est originaire d'un village touareg nommé Ayorou.

Mère de trois enfants, elle a la charge d'autres personnes et fait vivre de nombreuses familles grâce à son art.

Elle fait partie du GIE (groupement d'intérêt économique) et a son atelier dans un grand village où il y a tous les corps de métiers. Lors du festival international de la mode et de la création féminine, la jeune artisane a gagné le 1er prix.

Sur le départ

À quelques jours de repartir, Adiza, qui a appris à parler le français à l'école au Niger, confie : «C'est très bien ici, la vie est belle. Je suis venue visiter mon grand frère qui m'a invitée, pour faire connaître mon travail. C'est une transmission orale, ma mère m'a appris. C'est la curiosité qui m'a amenée vers l'artisanat, regarder les mains travailler. J'ai amené aussi des cuirs pour vendre, je voulais amener le village nomade africain. Ce qui m'a le plus marquée, c'est d'avoir pu venir en France (le billet d'avion coûte 1 000 €, une somme !) et de me rendre par compte moi-même. Mon frère (Bako) m'a élevée, dans le sens de la créativité. Il m'a amenée à me poser des questions, m'a ouvert les yeux. Les idées sur l'Europe, il y a du vrai là-dedans, c'est bien de se rendre compte par soi-même, voir de ses yeux. Il y a beaucoup de différence entre nos cultures. Ici il ne faut pas être vieux, chez nous, le grand père est un baobab, on ne le met pas dans une maison de retraite. L'arbre qui perd ses feuilles ne porte pas ses fruits, c'est un proverbe de chez nous».

Adiza est triste de partir mais elle va retrouver sa famille, ses enfants confiés à sa sœur. Elle pense revenir mais quand elle en aura le moyen.

Association Le pont du Maggia. Tél. 06 84 20 88 20.

Y.C.S

 

Adiza Ahmed, Artisane Maroquinière , Niamey, Niger

ADIZA AHMED  dans la case du PONT à L'ISLE-EN-DODON
ADIZA AHMED dans la case du PONT à L'ISLE-EN-DODON